Les grands axes du voyage du Pape François à Bahreïn

AU BAHREÏN

Le Pape François

3 – 6 NOVEMBRE 2022

 

lisez aussi les deux grands discours du Forum de Bahreïn:

celui du Pape François, et celui du grand Imam Ahmed Al-Tayeb

 

par fr. Jean-François Bour, directeur du SNRM

Un fil rouge

Il est difficile de bien comprendre le voyage du Pape François au Bahreïn sans se référer aux précédentes rencontres avec des religieux et autorités musulmanes depuis 2013. Depuis son voyage en Jordanie, Palestine et Israël dès le mois de mai 2014, plusieurs déplacements ont comporté des rencontres de styles différents avec des autorités musulmanes : En Albanie, Turquie, Centrafrique, Bosnie, Azerbaïdjan, Egypte, Bangladesh, aux Emirats-Arabes-Unis, au Maroc, en Irak, au Kazakhstan et enfin au Bahreïn. Tout cela sans compter les visites de dignitaires musulmans au Vatican, et la participation à des événements de prière interreligieux sur le sol italien : à Assise, à Rome lors des prières pour la paix (2016 et 2020 dans la suite de Jean-Paul II) le 25 octobre 2022. Et c’est sans compter les rencontres impliquant les cardinaux Tauran, Parolin ou Ayuso.

Le 9 novembre, durant l’audience du mercredi à Rome, le pape a d’ailleurs mis en avant le mot marche en l’illustrant ainsi : « Le voyage au Bahreïn ne doit pas être considéré comme un épisode isolé, il fait partie d’un parcours, inauguré par Saint Jean-Paul II lorsqu’il s’est rendu au Maroc. Ainsi, la première visite d’un Pape au Bahreïn a représenté une nouvelle étape dans le cheminement entre les croyants chrétiens et musulmans : non pas pour confondre ou édulcorer la foi, mais pour construire des alliances fraternelles au nom du Père Abraham qui était un pèlerin sur terre sous le regard miséricordieux du Dieu unique du Ciel, Dieu de la paix. C’est pourquoi la devise du voyage était : « Paix sur terre aux hommes de bonne volonté ».

En marche depuis le début de son pontificat, le pape François se montre soucieux pour l’avenir de la « maison commune » de l’humanité, et il cherche à promouvoir une coopération juste entre toutes les composantes de la famille humaine.

Toujours à l’audience du 9 novembre 2022, il explique dans quel esprit il s’est rendu à Bahreïn : « « que [les hommes] ouvrent leur intelligence et leur cœur au-delà des frontières de leur propre pays, qu’ils renoncent à l’égoïsme national et au désir de dominer les autres nations, et qu’ils entretiennent un profond respect envers toute l’humanité, qui s’avance avec tant de difficultés vers une plus grande unité. » (Gaudium et spes, 82). Au Bahreïn, j’ai ressenti ce besoin et j’ai souhaité que, dans le monde entier, les leaders religieux et civils sachent regarder au-delà de leurs propres frontières, de leurs propres communautés, pour prendre soin de l’ensemble. C’est la seule façon d’aborder certains problèmes universels, comme l’oubli de Dieu, la tragédie de la faim, le soin de la création, la paix. Dans ce sens, le Forum de dialogue, intitulé “Orient et Occident pour la coexistence humaine”, a exhorté à choisir la voie de la rencontre et à rejeter celle de la confrontation »

On se souvient que le pape François a très tôt rappelé que l’humanité est dans le même bateau et que tout est lié : traiter fraternellement ses semblables conduit à traiter fraternellement l’ensemble de la planète. La thématique de la fraternité a pris une telle place qu’elle constituera la matière d’une encyclique : Fratelli Tutti. En se joignant, à Bahreïn, à une réflexion sur le dialogue « Orient-Occident » prévue par la feuille de route du document de février 2019, signé avec le Cheikh A. Al-Tayyeb, le pape se concentre une fois encore sur la qualité des relations qui peut seule, à ses yeux, rendre le monde habitable pour tous.

On devrait même dire qu’il met ses idées en acte en pratiquant cette fraternité avec ses interlocuteurs musulmans : une relation franche, une relation respectueuse, une relation qui reconnaît l’autre comme un vrai partenaire. Le document de 2019, préparé avec le Cheikh A. Al-Tayyeb, Grand Imam d’Al-Azhar, est en soi le fruit d’un dialogue fraternel qui dure entre les deux hommes. Ils appellent depuis 2017 à mettre fin à toutes les causes de guerres, et ont pris solennellement acte du pluralisme et de la « diversité de religions, de couleur, de sexe, de race et de langue » en affirmant qu’il s’agit là d’une « sage volonté divine » dont « découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents » [1]. Ils répètent que les religions sont une partie de la solution pour une paix mondiale durable.

Mais sans naïveté, ils ont aussi défini soigneusement des critères de crédibilité : une religion doit pousser à la fraternité et à la compassion, dénoncer et combattre toute forme de violence, soutenir une citoyenneté égalitaire, conduire les croyants sur un chemin d’humilité, de prière et d’ouverture aux autres et enfin, prendre résolument le chemin du dialogue sans le réduire à une diplomatie conciliante.

La mise en œuvre de ces objectifs nécessite de la ténacité et du temps : c’est un processus en tout état de cause et le pape n’a cessé de répéter que les velléités de contrôler des territoires doivent désormais laisser place aux processus qui développent, dans le temps, une culture du dialogue, des collaborations et une connaissance réciproque. L’enjeu majeur est bien sûr d’inscrire tout cela dans des programmes éducatifs.

Il est possible que nous assistions ici à un tournant historique puisque le « régime » des relations entre religions semble connaître un profond changement comme le remarque le spécialiste de la géopolitique des religions François Mabille (Labo IRIS – OGR: voir son analyse) : il y a comme une prise de conscience des leaders des religions mondiales depuis au moins 20 ans face au danger des manipulations politiques et terroristes qui peuvent décrédibiliser profondément les religions. Ces leaders semblent chercher une sorte de soutien mutuel par le dialogue, un renforcement de leur résistance à certaines manipulations voire un antidote capable d’éteindre toute fascination pour la violence.

Force est de constater que des réunions internationales portées par des responsables musulmans et des religieux de haut niveaux se sont intensifiées : Le Pape revenait du Kazakhstan où il participait au 7 congrès des leaders des religions mondiales et traditionnelles (depuis 2003). Le Bahreïn accueillait le Forum de dialogue sur le thème « orient / occident pour la coexistence commune », pendant qu’à Bali avait aussi lieu sous l’égide de la NahdatulUlama indonésienne et de la Ligue islamique mondiale un congrès dit R20 qui rassemblait des responsables des religions en amont du G20 qui doit se réunir le 15 novembre à BALI[2].

Chez certains leaders religieux, ce changement de régime s’exprime également dans la recherche d’un dialogue intra-religieux comme on le constate, à Bahreïn, avec l’appel du Grand Imam Ahmed al-Tayyeb aux musulmans dans leur diversité pour qu’ils dépassent leurs dissensions par le dialogue. A Bahreïn, en privé, le pape François aurait même félicité le Grand Imam pour son courage d’inclure aussi les chiites dans ce projet[3].

 Tel est donc le riche contexte religieux du voyage à Bahreïn où s’est joué également le progrès lent mais réel de la relation de confiance entre l’Eglise catholique et les pays de la péninsule arabique puisque des centaines de milliers de catholiques y vivent, attirés par les opportunités de travail malgré des conditions souvent pénibles. Avec Oman, Les Emirats A.Unis, le Qatar, le Koweit, Bahreïn s’ajoute à la liste des pays où les catholiques peuvent officiellement pratiquer leur culte. Cette expérience positive mise en lumière par la visite du pape à la cathédrale N.D. d’Arabie inaugurée en 2020, pourra peut-être encourager le puissant voisin saoudien à assouplir sa politique et à offrir les conditions d’une vraie liberté religieuse, ce que la visite du Cardinal Tauran dans le royaume en 2018 avait déjà laissé espérer. (Lire l’interview réalisé par la CEF avec Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique pour l’Arabie du Nord)

 

Le dialogue Orient-Occident pour reconstruire la confiance

Prévu par la Déclaration de 2019, la relation Orient-Occident a été traitée, à Bahreïn, comme l’un des nœuds qu’il faut dénouer pour apaiser diverses tensions internationales et pour remédier à l’affaiblissement dramatique du multilatéralisme dont le pape François s’inquiète depuis des années : « Malgré le progrès et les nombreuses réalisations civiles et scientifiques, la distance culturelle entre les différentes parties du monde augmente, et des attitudes odieuses d’affrontement prennent le pas sur les opportunités bénéfiques de rencontre. » (discours du pape aux autorités : 3 nov. Bahreïn). Il rappelle que les oppositions dureront tant que l’on n’aura pas renoncé aux oppositions manichéennes, tant que l’on ne cherchera pas à se comprendre, à s’intéresser à la culture de l’autre et à collaborer.

Pour le pape François, lors de la clôture de ce Forum de Bahreïn sur le dialogue « Orient/Occident » le 4 novembre, il faut bien constater que l’humanité est « plus divisée qu’unie ». Ce qui ressort du premier discours adressé aux autorités du Bahreïn est qu’il faut saisir les occasion de « rencontre entre les civilisations, les religions et les cultures », sans quoi « les racines de l’humain se dessèchent !»

En lien avec l’idée que « tout est lié » et que la politique est la plus haute réalisation de la charité (Fratelli Tutti n°180), le pape, tout en valorisant la culture du Bahreïn où il est reçu, et les lois fondamentales du pays, appelle à un progrès dans les domaines de l’immigration, du travail, de l’environnement, de la gouvernance et des libertés autant de sujets qu’il estime liés les uns aux autres.

Le Pape est bien sûr sensible à tous ces pays qui constituent au fil des âges un « lieu de rencontre entre des populations différentes ». C’est ce qu’il affirme du Bahreïn dès son arrivée. Il affirme sa conviction qu’« une diversité non uniformisée, mais inclusive, représente le trésor de tout pays vraiment développé. » et continue à prendre acte du pluralisme et de la diversité qui grandit en divers pays du monde. Comme dans Fratelli Tutti réapparaissent les mises en garde : par exemple contre la tentation du repli identitaire qui est en fait un oubli de l’ensemble.

Un dialogue Orient – Occident repensé sur la base de la complémentarité

Or comme le dira dans son discours le p.François : « une rencontre féconde entre Occident et Orient est souhaitée, précieuse pour guérir les maladies de chacun ». C’est l’appel à une nouvelle complémentarité, à un nouveau regard.

Ahmed al-Tayyeb à Bahreïn envisage de fait un nouveau regard sur l’Occident et n’est pas sans rappeler son discours au Kazakhstan : « Pour être plus précis, peut-être peut-on dire que l’Occident a besoin de la sagesse de l’Orient, de ses religions et valeurs morales qui tiennent ses habitants debouts, ainsi que de leur vision équilibrée de l’homme, de l’univers et de notre Créateur. L’Occident a besoin de la spiritualité de l’Orient et de sa profonde méditation sur la réalité, afin de ne plus être aveuglé en faisant passer l’éphémère avant l’éternel. Il est vrai que « tout ce qui brille n’est pas or », comme le dit le vieil adage. L’Occident a besoin des marchés orientaux et de leur main-d’œuvre pour ses usines, en Afrique, en Asie et ailleurs. Il a également besoin des matières premières qui se trouvent au cœur de ces deux continents et sans lesquelles il ne peut rien produire. Il n’est ni équitable ni juste de récompenser la bienveillance par la pauvreté, l’ignorance et la maladie.

Et l’on peut dire la même chose de l’Orient qui doit adopter la technologie occidentale et l’utiliser pour son développement technique et économique, qui doit importer de l’Occident des produits industriels, médicaux, pour sa défense etc. Les Orientaux doivent porter un nouveau regard sur l’Occident, empreint d’équité et de charité. Ils ont besoin également de tolérance pour comprendre la civilité et les coutumes occidentales et pour les interpréter à travers le prisme des circonstances, des évolutions et des nécessités particulières que l’Occident a dû affronter en payant le prix fort au long des siècles ».

Pape François : « Nous désirons que les querelles entre Orient et Occident soient résolues pour le bien de tous », « les responsables religieux ne peuvent pas ne pas s’engager et donner le bon exemple », « Il est de notre devoir d’encourager et d’aider l’humanité, autant interdépendante que déconnectée, à naviguer de concert ».

 

La responsabilité des religieux: affermir la crédibilité des religions

L’intervention devant le conseil musulman des sages est fort intéressante – elle exhorte tous les responsables et leader religieux à une attitude exemplaire. Le pape va jusqu’à condamner l’incurie de certains d’entre eux: les responsables religieux doivent prendre conscience de leur devoir d’être le cœur qui unit leur communauté et l’âme qui lui donne espérance et vie.

Mais cette responsabilité n’est pas seulement pour leur communauté propre : elle doit offrir des perspectives de vie et de paix au monde entier. De fait c’est le renoncement total à la force, à la violence, à la volonté de puissance qui pourra faire des leaders religieux des serviteurs de fraternité.

Pour François le doc sur la fraternité humaine (Abu-Dhabi) et la Déclaration du Royaume de Bahreïn (donc un texte de nature religieuse et un autre de nature séculière) encouragent les religieux à travailler suivant trois axes :

La transformation intérieure qui s’enracine dans la prière car les maux ont leur racine dans le cœur humain et que la prière façonne le cœur à s’ouvrir à autrui et à protéger sa dignité: cela souligne l’importance de la liberté religieuse. Une société libère-t-elle ‘de l’intérieur’ les créatures de Dieu en leur donnant la vraie liberté, celle qui conduit à vouloir et à faire le bien?

La préparation des nouvelles générations par l’éducation car il faut former aussi l’esprit de l’homme en luttant contre l’ignorance qui est ennemie de la paix et favorise l’extrémisme. Il s’agit par l’éducation de favoriser les solutions aux problèmes complexes et sans recourir aux idéologies simplistes qui favorisent la violence. Il s’agit plutôt d’accepter « d’entrer en crise » et de passer par une remise en question où s’épanouira la compréhension des autres et le respect de leurs droits, ceux des femmes spécialement. Une phrase en particulier doit être remarquée : « l’éducation est la voie pour s’émanciper d’héritages historiques et sociaux contraires à cet esprit de solidarité fraternelle qui doit caractériser celui qui adore Dieu et aime le prochain ».

Dans ce chapitre éducatif : le pape invite même à partager le regard des enfants sur les crises…

Le courage de l’action qui met en jeu l’usage des forces humaines. Les religieux se doivent de résister résolument au blasphème de la guerre et de la violence. Or, déclarer qu’une religion est pacifique ou dénoncer la violence ne suffit pas : il faut condamner les auteurs de violences et agir en sens contraire, cesser de fournir les armes, cesser de donner une audience médiatique à ceux qui prônent la violence et le conflit.

 

L’encouragement adressé aux jeunes

Une rencontre spéciale avec les jeunes (rencontre au Sacré Cœur) a également eu lieu : « Dans la pâte du monde, vous êtes le bon levain destiné à grandir, à surmonter nombre de barrières sociales et culturelles et à promouvoir des germes de fraternité et de nouveauté », leur a dit le Pape.

Sur leur chemin de maturation, le pape François a invité les jeunes dont on sait l’inquiétude face à un avenir planétaire incertain, à une attitude bien précise: « Prendre soin c’est à dire développer une attitude intérieure d’empathie, un regard attentif qui nous fait sortir de nous-mêmes » pour devenir « artistes de la relation ».

Il les a en réalité encouragés à réaliser le rêve d’une vraie Fraternité : car « le monde n’aura d’avenir que dans la fraternité ! ». Le pape ajoute face aux jeunes: « devant la tendance dominante à rester indifférents et à se montrer impatients envers les autres, voire à cautionner des guerres et des conflits, vous êtes appelés à « réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié sociale qui ne se cantonne pas aux mots» (Fratelli tutti, n. 6). Les mots ne suffisent pas : il faut des gestes concrets réalisés au quotidien » (…). « Sachez voyager aussi en vous, élargir les frontières intérieures pour que tombent les préjugés sur les autres, pour que se rétrécisse l’espace de la méfiance, pour que s’abattent les barrières de la peur, pour que germe l’amitié fraternelle ! Là aussi, laissez-vous aider par la prière qui élargit le cœur »

Le pape leur a enfin rappeler le défi de faire des Choix justes : « Il s’agit de grandir dans l’art de s’orienter dans les choix, de prendre les bonnes directions ». Et pour avancer, il faut se débarrasser de la peur, mais aussi trouver l’aide et les conseils de personnes avisées.

*

Au final, le message global délivré par ce pape inquiet est un message sans ambiguïté : abandonner la violence, choisir la fraternité.

Ce choix demande une transformation intérieure que les religions doivent promouvoir ensemble et une éducation à la paix et à la connaissance des autres qui pourra favoriser des actes concrets et bénéfiques pour l’avenir de l’humanité.

Bien sûr, cet objectif exige une ténacité dans le dialogue entre cultures et entre religions : un dialogue à inscrire dans le temps et à mener avec courage. Le pape François a notamment félicité son ami, le Grand Imam, d’avoir appelé à un dialogue intra-musulman même avec les chiites.

L’audace du pape François est de maintenir avec les dirigeants et les leaders religieux musulmans un dialogue constant, suivi, et qui n’ostracise personne. En insérant résolument l’Eglise catholique dans les processus de dialogue interreligieux portés également aujourd’hui par des organisateurs musulmans (Abu Dhabi, Kazakhstan, Bahreïn, Bali pour les plus récents), il témoigne à ses interlocuteurs d’une estime et d’une fraternité qui encourage sans aucun doute une dynamique durable entre des religions qui se veulent au service du bien commun et de la paix.

Puisse le monde tirer profit du message de cette rencontre et retrouver le sens du dialogue et de la coopération face aux lourds défis de notre temps.

 

[1] La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, document signé à Abu Dhabi en février 2019

[2] R20 is part of a series of G20 events initiated under Indonesia’s G20 Presidency. It is being held from 2-3 November this year for the ‘first time ever’ in Bali, Indonesia to mobilize global leaders to help ensure that religion functions as a genuine and dynamic source of solutions, rather than problems, in the 21st century. https://thenewsmill.com/2022/11/religious-leaders-call-for-global-peace-at-the-first-ever-r20-summit/

[3] « Chassons ensemble tout discours de haine, de provocation et d’excommunication et mettons de côté les conflits anciens et modernes sous toutes leurs formes et avec toutes leurs ramifications négatives. J’adresse, avec un cœur aimant pour tous, cet appel spécial à nos frères musulmans chiites. Je réaffirme que les érudits chevronnés d’Al-Azhar et du Conseil musulman des anciens et moi-même sommes prêts à accueillir une réunion similaire, le cœur ouvert et la main tendue, afin que nous puissions nous asseoir ensemble autour d’une table en mettant de côté nos différences afin de renforcer notre unité islamique sur des positions connues pour leur pragmatisme, et afin de servir les objectifs de l’Islam et de sa loi qui interdit aux musulmans de céder aux appels à la division et à la dissension » (A.Al-Tayyeb 4 nov Bahreïn)

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