Père Michel Lelong (1925-2020)

Le Père Michel Lelong est décédé le Vendredi Saint le 10 avril 2020, à l’hôpital Lariboisière à Paris à l’âge de 95 ans dont 72 ans de vie missionnaire en Tunisie, Algérie et en France. Ses funérailles ont été célébrées le jeudi 16 avril 2020 en l’église de Chassignolles (La Châtre), Indre, suivies de l’inhumation dans le caveau familial.

Mgr Claude Rault évoque dans les lignes qui suivent la vie de celui qui, à la demande de l’Eglise de France, travailla à la création du Secrétariat pour les relations avec l’islam (SRI), l’actuel SNRM :

Michel Lelong, un pionnier du dialogue

De nombreux messages d’hommage et de reconnaissance ont déjà été écrits en mémoire du P. Michel Lelong, un pionnier du dialogue islamo-chrétien, de la part de ses nombreux amis musulmans et de la part de membres de l’Église catholique de France [voir ci-dessous].

On a pu lire dans le journal La Croix un bel article, nuancé mais soulignant l’engagement pluriel et de cet homme de Dieu notamment sur le grand chantier du dialogue. Il a été écrit par la plume de Nicolas Senèze le 11 avril, donc juste après sa mort survenue le 10, sous le titre « Mort de Michel Lelong, prêtre de tous les dialogues ».

Je ne reviendrai donc pas sur ce qui peut être considéré comme les ombres nuancées du personnage et de certains de ses engagements.

Ce que je voudrais mettre en relief, c’est son option tenace pour le Dialogue entre Chrétiens et Musulmans. Il s’est forgé cette vocation en Afrique du Nord, et surtout en Tunisie, où il s’était fait des amitiés solides dans les milieux intellectuels musulmans, notamment à l’IBLA (Institut des Belles Lettres Arabes). Cet Institut avait été fondé par un autre grand artisan et pionnier du Dialogue, le P. André Demeerseman. Ce long séjour en Afrique du Nord a duré près de 25 ans (de 1950 à 1975) dans divers domaines, mais toujours orientés dans la ligne de la rencontre avec les musulmans.

A l’issue de ce long séjour, il a été rappelé en France où il s’est vu confier la responsabilité du SRI (Secrétariat pour les Relations avec l’Islam), organe nouveau de la Conférence Episcopale de France. Cette responsabilité n’était pas évidente dans une Eglise qui commençait tout juste à mettre en œuvre les grandes intuitions de Vatican II. Et il s’employa avec zèle à faire entrer dans l’Église de France cette dimension nouvelle, inscrite désormais dans l’Institution elle-même. Il a dû mettre tout le poids de ses convictions, parfois contre vents et marées pour rendre plus effectif ce souci, avec souvent des contestations auxquelles il devait faire face.

Conjointement, il s’est engagé dans la fondation de différents groupes islamo-chrétiens tels que le GRIC (Groupe de Recherche Islamo-chrétien fondé en 1977), le GAIC (Groupe d’Amitié Islamo-chrétienne, fondé en 1993) dont il sera le président chrétien avec son cofondateur musulman Mustapha Chérif.

On lui doit une série assez impressionnante d’ouvrages dont un bon nombre ne peut qu’attester son attachement profond à l’Église de Vatican II. Il pouvait s’appuyer avec d’autres artisans du Dialogue, sur le Document « Nostra Aetate » traitant de l’Église et des Religions non chrétiennes. Il fallait faire entrer cet esprit dans l’optique pastorale d’une Eglise encore assez attachée à une tradition missionnaire issue de la fin du XIX° siècle. En cela, engagé chez les « Pères Blancs », Missionnaires d’Afrique, Michel Lelong a été un vrai fils du Cardinal Lavigerie qui avait été soucieux d’une pastorale respectueuse de l’Islam et des Musulmans. Il était aussi un disciple spirituel de Charles de Foucauld qui l’avait marqué dans sa jeunesse.

Certains de ces ouvrages sont aussi consacrés aux documents des Papes qui se sont succédés après Vatican II pour en propager l’esprit. D’autres, en dehors de ce domaine, ont un caractère plus engagé, qui lui ont valu parfois des critiques qui n’étaient pas toujours sans fondement.

Que retenir de ce pionnier du Dialogue ?

Tout d’abord, c’était un homme de Dieu. Mais aussi un homme profondément attaché à l’Eglise, prêtre voué à son ouverture, notamment au monde musulman.

Son zèle a pu parfois le porter trop loin, mais jamais à des points de rupture. S’il était tenace sur certaines de ses convictions, sa forte sensibilité et son grand cœur le portaient toujours à revernir vers ceux qu’il avait pu blesser.

Il avait choisi de se retirer chez des amis très proches, gardant des liens réguliers avec l’Institut des Missionnaires d’Afrique. Son grand âge, sa surdité, son besoin de solitude rendaient parfois difficile la communication avec lui, malgré un indéniable désir de ne jamais se couper des autres.

Il est resté jusqu’au bout un homme de prière, attentif à l’évolution du monde. Resté serein dans sa vieillesse, il n’a jamais perdu l’Espérance.

En témoigne l’ultime paragraphe de son dernier livre « Être catholique aujourd’hui » qui vibre comme un testament :

« Alors qu’on a tant parlé ces dernières années de ce qui divise et oppose les générations, les religions les sociétés et les peuples, il est réconfortant de constater que les ‘nécessaires dialogues’ ne sont pas seulement souhaitables. Ils existent dans la vie familiale, nationale et internationale. C’est là une réalité qui doit nous aider à vivre dans l’espérance ».

Il est parti en paix, ce dernier Vendredi Saint, et a pu accomplir sa Pâque dans le Royaume de Dieu avec les fidèles serviteurs du Seigneur.

+Claude Rault. SMA Pères Blancs

Membre à titre d’expert de l’équipe du SNRM

Evêque émérite de Laghouat-Ghardaia (Algérie)

« Il m’a été donné de rencontrer Michel Lelong il y a fort longtemps, alors que je travaillais à l’a FOCS (Fédération des organismes de communication sociale). Il avait une aura de provocateur et une réputation de véritable compétence. C’était l’ami des musulmans et certains trouvaient qu’il en faisait trop. Il a souffert de cela. Mais il a continué. Lorsque je suis arrivé au Conseil pour les relations interreligieuses, il m’a fait connaître des personnalités iraniennes et voulait organiser une grande rencontre avec des représentants de différents Etats à majorité musulmanes. Bref, il avait toujours un temps d’avance… Il nous précède encore !  »

Mgr Michel Dubost, administrateur apostolique du diocèse de Lyon

« Nous avons appris avec une grande affliction le rappel à Dieu du père Michel Lelong. Sa trajectoire de vie témoigne de son ouverture à l’autre et de son attachement au dialogue interreligieux incarnant les valeurs évangéliques et une fidélité à l‘enseignement christique. Que Dieu l’accueille dans son vaste paradis et l’enveloppe de toute sa miséricorde en ces temps de prières pascales ! »

Mr Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation de l’islam de France

« Le CFCM a appris avec une grande émotion et une immense tristesse le décès du père Michel Lelong, vendredi 10 avril à l’âge de 95 ans des suites du nouveau coronavirus. Ce prêtre catholique et grand ami des musulmans fut l’un des pionniers du dialogue islamo-chrétien. Président du service des Relations avec l’Islam (SRI) et fondateur du le Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC), il est l’auteur de « Les nécessaires dialogues » (Harmattan, 2019).

Le CFCM présente ses sincères condoléances à sa famille, ses proches et ses amis ainsi qu’à l’ensemble des membres du Service National de l’Eglise catholique pour les Relations avec les Musulmans (SNRM) ».

Mohammed Moussaoui, président du CFCM

« Le Père Lelong aura marqué de sa générosité et de sa proximité sans frontière le dialogue et le rapprochement islamo-chrétien. Même si on avait parfois peine à le suivre ou partager son enthousiasme, c’était un témoin qui paya de sa personne et ne se contenta pas de théologiser dans un bureau calfeutré et confiné ».

Fr. Guy Musy, op, Suisse

Hommage à Michel Lelong, figure du dialogue islamo-chrétien,

par Mustapha Cherif

Hommage à Michel Lelong

Hommage de « Musulmans de France »

Notre cher ami le Père Michel Lelong

Hommage par Ahmed Jaballah

Hommage au Père Michel Lelong

Hommage de membres du GFIC (Groupe des foyers islamo-chrétiens)

En mémoire du Père Michel Lelong

« Par son travail ô combien essentiel au service du dialogue avec nos frères et sœurs de tradition musulmane, le Père Michel Lelong a beaucoup apporté à l’Eglise. Ce ne fut pas toujours sans débats, ni confrontations, parfois rugueuses. Mais il y a toujours eu chez lui ce désir de pouvoir ajuster ses actes et ses paroles à ce que le Christ nous demande à tous de vivre : être des artisans de paix, des témoins de fraternité, des semeurs d’espérance et des serviteurs de Dieu ».

Père Vincent Feroldi

directeur du Service national pour les relations avec les musulmans

« C’est avec une profonde tristesse que je viens d’apprendre le décès du P. Michel Lelong, survenu le jour du Vendredi saint pour nos amis chrétiens. Je tiens à présenter mes plus sincères condoléances à la famille et à l’ensemble de nos concitoyens chrétiens. Le père Michel Lelong a laissé derrière lui l’œuvre d’une vie au service de Dieu. Une œuvre d’amitiés tissées avec les musulmans tout au long de sa vie. J’ai eu l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, toujours humble, souriant et à l’écoute. Un modèle à suivre de nos jours pour cheminer vers l’autre et pour le vivre ensemble et dans bien d’autres domaine  d’intérêt général  comme il sut l’être tout  au long de sa vie ».

Mr Hassan Younes, imam à Beauvais, membre de Croyants unis pour la paix et président du CRCM – Hauts-de-France

Hommage au Père Michel Lelong

fondateur du GAIC

Recueil des messages d’hommage rassemblés par le GAIC

Jalons de la vie du Père Michel Lelong

  • Naissance : 25 février 1925 à Angers
  • Serment chez les Pères Blancs : 28 juin 1947 à Thibar
  • Ordination presbytérale : 2 février 1948
  • Etudes littéraires à Paris en 1950
  • Nommé à l’IBLA (Institut des Belles Lettres Arabes) à Tunis le 3 octobre 1950
  • Nommé à La Manouba (Tunisie) le 17 septembre 1952
  • Nommé à Alger le 6 juin 1953
  • Nommé à l’IBLA (Institut des Belles Lettres Arabes) à Tunis le 1er septembre 1960
  • Soutient une thèse à l’université d’Aix-en-Provence sur « Les relations entre l’Église et l’Islam en Tunisie de 1930 à 1968 »
  • Dirige le Secrétariat pour les Relations avec l’Islam (SRI), à la Conférence des évêques de France, et il est nommé consulteur au Secrétariat romain pour les religions non chrétiennes, devenu depuis « Conseil Pontifical pour les Relations interreligieuses »
  • Participe aux travaux du GRIC (Groupe de recherches islamo-chrétien), fondé en 1977 et dont il sera le secrétaire général
  • Fonde le GAIC (Groupe d’amitié islamo-chrétien) en 1998
  • Décède le Vendredi saint, 10 avril 2020, à l’hôpital Lariboisière à Paris

Les nécessaires dialogues

Le dernier livre du P. Michel Lelong

Mort du père Michel Lelong, prêtre de tous les dialogues

par Nicolas Senèze (La Croix)

Prêtre De Jésus-Christ Parmi Les Musulmans - Mémoires de Lelong Michel Format Broché

Ma vie, de missionnaire
vouée au dialogue inter-religieux

Père Michel LelongJe suis né dans une famille profondément catholique qui fut très éprouvée par la guerre et c’est en 1941, tandis que la France vivait les jours de l’occupation et de la Résistance, que j’eus la certitude d’être appelé à être prêtre et missionnaire. En assistant cette année-là à “L’appel du silence”, film consacré à la vie du Père de Foucauld, je fus impressionné par l’itinéraire spirituel qu’il avait vécu: c’est en voyant des musulmans prier qu’il avait été conduit à se mettre devant Dieu et à retrouver la foi de son baptême. Puis il était devenu « le frère universel », à la suite de Jésus « le modèle unique », aussi accueillant aux officiers de l’armée française et aux Arabes les plus pauvres qu’aux notables musulmans. Me sentant appelé à être prêtre en terre d’Islam, j’appris qu’une des meilleures façons de l’être était d’entrer chez les Pères Blancs.

Après une année de philosophie au Grand Séminaire d’Angers, ma ville natale, ce fut le Noviciat des Missionnaires d’Afrique, installé alors à Tournus (Saône et Loire) en raison des événements, puis le Scolasticat de Thibar (Tunisie) où je fus ordonné prêtre en 1948. À cette époque, la théologie qui était enseignée aux futurs prêtres était fort « traditionnelle » et l’histoire de l’Église plus apologétique que vraiment objective ! Quant à l’Islam, on en parlait le plus souvent d’une façon qui me parut beaucoup trop polémique.

A Alger en 1954Mais au Noviciat comme ensuite au Scolasticat, on nous apprit à prier, à consacrer de longs moments à « l’oraison » personnelle et silencieuse, conformément à une recommandation du Cardinal Lavigerie qui me parut alors – et me parait plus encore aujourd’hui – tout à fait fondamentale : « Vous ne convertirez personne si vous ne travaillez pas d’abord à votre propre sanctification ».

Au lendemain de mon ordination, nos supérieurs me nommèrent à Paris, pour y faire une licence de Lettres classiques. Je fus déçu car j’avais demandé à aller en Terre d’Islam. Mais grâce au Père Lanfry, alors Supérieur Régional en Afrique du Nord : mes études universitaires se poursuivirent par une licence d’arabe à Alger. C’était à la veille de la guerre d’Algérie et la situation était tendue. C’est dans ce contexte qu’avec des amis musulmans j’ai été conduit à organiser mes premières rencontres islamo-chrétiennes. Je fus ensuite envoyé en Tunisie, pour rejoindre la communauté de l’IBLA (Institut des Belles Lettres Arabes). Autour du Père Demeersman, cette communauté faisait, depuis longtemps déjà, un remarquable travail dans le domaine culturel avec les Musulmans de Tunisie. Bien avant Vatican II, les Pères de l’IBLA avaient compris que, pour annoncer la Bonne Nouvelle du Christ, les missionnaires doivent connaître la langue, la culture et la religion des peuples auxquels ils sont envoyés.

Création du groupe de recherche Islamo-chrétien
A Paris avec l'Ambassadeur d'Arabie Saoudite en 1990Tout en travaillant à la bibliothèque de l’IBLA, et pour sa revue, je fus chargé par l’Archevêque de Tunis, Monseigneur Perrin, de créer et d’animer le “Foyer des Étudiants Catholiques” qui accueillait aussi, pour des rencontres interreligieuses, des. musulmans, des juifs, des incroyants. La Tunisie venait alors d’accéder à l’indépendance, et ce fut pour moi l’occasion de passionnantes rencontres avec ses jeunes élites, qui étaient aussi attachées au patrimoine arabo-musulman qu’attentives et ouvertes à la culture européenne, surtout française. C’est dans ce contexte que fut créé, par notre confrère Robert Caspar et par un universitaire musulman, notre ami Abdelmagid Charfi, le “Groupe de Recherches Islamo- Chrétien” (GRIC). Cette association, dont je fus pendant une vingtaine d’années le Secrétaire Général, réunit des théologiens, historiens et exégètes chrétiens et musulmans, du Maghreb, d’Europe et du Moyen-Orient.

Tout en travaillant à l’IBLA et au Foyer des Étudiants Catholiques, je préparai une thèse de Doctorat sur « L’enseignement islamique en Tunisie », complétée par une thèse secondaire sur « Les relations entre l’Église et l’Islam en Tunisie de 1930 à 1968 ». Après avoir soutenu cette thèse à l’Université d’Aix-en-Provence, en 1970, je fus sollicité pour donner des cours à l’Institut Catholique de Paris sur les relations interreligieuses.

Responsable du Secrétariat pour les relations avec l’Islam
En 1975, alors que la Conférence Épiscopale de France venait de créer le Secrétariat pour les Relations avec l’Islam (SRI), nos supérieurs me demandèrent d’être le responsable de ce Secrétariat, dont le Président était Monseigneur Huygues. Il s’agissait d’aider, à tous les niveaux, l’Église de France à faire sienne les orientations données par Vatican II, dans le domaine des relations islamo-chrétiennes. Ce fut pour moi l’occasion d’établir et d’approfondir des relations avec l’Église de France et avec la communauté musulmane de notre pays. À la même époque, j’étais « consulteur » du Secrétariat Romain pour les religions non chrétiennes, devenu depuis « Conseil Pontifical pour les Relations interreligieuses ». Je participai aussi, de 1975 à 1995, à de nombreux colloques islamo- chrétiens en Europe, au Maghreb, au Proche-Orient, en Afrique et en Asie.


Michel donnant une conférence à la mosquée
de Saint Denis de la Réunion en 1984

Après avoir longtemps fait partie de la communauté de la rue Friant – dont j’étais souvent absent en raison de mon ministère auprès des musulmans – je fus nommé supérieur de la communauté que la Province de France venait de créer à Maison-Alfort, dans le Val-de-Marne. Tout en assumant de mon mieux cette responsabilité, je continuai à participer à des rencontres islamo-chrétiennes et à aller célébrer la messe dominicale dans des paroisses de banlieue parisienne.

C’est alors qu’avec quelques amis chrétiens et musulmans, je fus amené à fonder le Groupe d’Amitié islamo chrétien (GAIC) dont je fus pendant une dizaine d’années le Président chrétien, le Président musulman étant un universitaire algérien, M. Mustapha Cherif, ancien ministre de l’Enseignement Supérieur dans son pays. Mon ministère me donna l’occasion de nombreux contacts avec des chrétiens et des musulmans du Moyen-Orient, et avec eux je soutins la juste cause des Palestiniens.

Enfin, tout en continuant à répondre aux demandes qui me sont faites en France par des chrétiens et des musulmans, j’ai été amené à m’occuper, ces dernières années, d’un Groupe de réflexion entre Catholiques (GREC) créé par Madame Pérol à partir d’un document rédigé par son mari, l’ambassadeur Gilbert Pérol, qui appelait au dialogue et à la réconciliation entre catholiques. Encouragé et soutenu par le Nonce Apostolique en France et par le Président de la Conférence Épiscopale de notre pays, ce groupe s’efforce de favoriser un climat de respect mutuel, de confiance et de dialogue fraternel entre catholiques ayant des options politiques, théologiques et liturgiques différentes. Le GREC a publié, en 2012, un livre intitulé Pour la nécessaire réconciliation.

Après ces années de vie missionnaire, je suis plus que jamais, convaincu que nous sommes appelés, comme l’écrivait Saint Pierre, à « rendre compte de l’espérance qui est en nous avec douceur et respect ». Dans cette perspective, et comme le disait Benoît XVI le 25 septembre 2006, « le dialogue interreligieux est une nécessité vitale pour bâtir ensemble un monde de paix. En ce domaine, nos contemporains attendent de nous un témoignage éloquent, pour montrer à tous la valeur de la dimension religieuse de l’existence. Aussi, fidèles aux enseignements de leurs propres traditions religieuses, chrétiens et musulmans doiventil apprendre à travailler ensemble, comme cela arrive déjà, en diverses expériences communes ». C’est pour répondre à cet appel que j’ai voulu évoquer ma vie de missionnaire d’Afrique dans un livre qui est paru en 2007 sous le titre : Prêtre de Jésus-Christ parmi les Musulmans (Éditions François-Xavier de Guilbert). J’espère que ce livre pourra aider les jeunes d’aujourd’hui à découvrir ce qu’est la joie d’être apôtre, chez les Pères Blancs.

Père Michel Lelong

Cinquante cinq ans de rencontre

Un article de Voix d’Afrique (N° 60)

Copyright des photos : Société des Pères Blancs et La Maison Islamo-chrétienne

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